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jeudi 5 février 2015

Les Amis de Fianarantsoa dans la presse rennaise

Notre association a eu les honneurs du "Rennes Métropole magazine" en ce mois de mars 2015. Pour ceux qui n'aurait pas eu ce périodique, vous trouverez cet article en cliquant sur l'image ci-dessous.

Rennes-Metropole-032015.jpg


jeudi 4 juillet 2013

Habitation traditionnelle à Madagascar

Image18.jpgUne visite de Madagascar ne se limite pas seulement à l'admiration de ses forêts et de sa faune, elle permet aussi la découverte du savoir-faire traditionnel  de sa population en matière d'habitation. En effet, il n'est pas besoin d'une carte routière pour savoir qu'on passe d'une région à une autre, il suffit d' observer les types d'habitation qui défilent sous le regard car ils ne sont pas les mêmes.

En effet, la population continue de bâtir des maisons  des suivant la technique  ancestrale, en utilisant ce que la nature lui offre : sur la côte Est, le ravinala offre ses tiges, assemblées en panneaux pour les murs, son écorce pour le plancher, ses feuilles pour la toiture. Ailleurs, là où les bambous abondent, les troncs sont ouverts , aplatis, découpés en lamelles qui sont nattées pour devenir des murs, alors que sur la côte Ouest, le raphia et le latanier sont les matériaux dominants.

Le bois constitue l'ossature de ces maisons traditionnelles ( bois rond, madriers ),et les haches et les coupe-coupe sont les outils de travail. Des tenons et des chevilles en bois assemblent les différents éléments, témoignage d'un savoir faire héréditaire qui exclut les clous, tout comme l'adoption des pilotis pour se protéger de l'humidité.  

angady.jpgSur les hauts plateaux où la température est plus basse, et où la pénurie en bois est plus que visible, la population a imaginé la maison en terre, facile à construire, dont le matériau est à la portée de tous car la baseen est la terre argileuse rouge, si abondante, qu'on a qu'à  récupérer avec l'angady ( la bêche locale ) n'importe où.
Le mode d'emploi de cette terre n'a pas varié, voici comment on opère encore : on fait un trou d'où on extrait environ deux mètres cubes de terre, on y mélange peu à peu cette terre avec de l'eau, puis on malaxe, on foule aux pieds le mélange qui, une fois homogène, est étendue dans une rigole de 0,m50 à 0,m60 de largeur : c'est la fondation de la maison ! On fait ensuite des assises de 0m 25 à 0,m40 de hauteur, on laisse sécher le temps d'une journée et on bat les parois verticales pour les compacter, puis on les unit avec la bêche. Après quelques jours de durcissement on continue à élever le mur par couches successives. C'est ce même procédé qui est utilisé pour la construction des enceintes séculaires ( les tamboho ) qu'on voit encore dans beaucoup de villages.

tamboho.jpg

Puis apparu la brique dont la vulgarisation fut apportée par le missionnaire anglais, James Cameron, vers 1870, et adoptée d'emblée car plus solide En terre ou en briques les maisons de terre centrales se ressemblent :une porte principale, une fenêtre ou deux sur la façade Ouest, une petite ouverture sur les pignons et une façade Est aveugle. Leur point commun est leur orientation nord-sud pour une raison pratique : la pénétration des rayons du soleil à l'intérieur de la maison, la façade Est étant exposée à l'air froid.

Pour toutes ces raisons ''  les Malagasy '' se font aussi appeler '' ny miankandrefam-baravarana '' ( ceux-dont-la-porte- est-tournée-vers-l'ouest ) !!   (  Extrait d'un document  ).


samedi 5 janvier 2013

Madagascar......égal à lui même.

Image17.jpgDans ce pays où tant de fruits abondent....et pourrissent au sol..... il est intéressant de confectionner des confitures soit pour la consommation familiale,soit pour en faire le commerce.
Cathy, une femme malgache, l'a bien compris. Les fruits ne coûtent rien, où presque. Elle en cuisine de délicieuses, de grandes variétés, et en tire une partie de ses ressources. Jusque là il n'y a pas de problème....
Bien sûr, il faut aussi des bocaux....et, oh miracle, on en trouve en quantité, même dans les boutiques de Fianarantsoa: c'est le bonheur !!!!
Oui mais...des couvercles y en a pas..... ni à Fianarantsoa, ni à Tananarive la  capitale. Et des pots de confiture sans couvercles, c'est pas pratique....
Cathy, c'est un peu ma copine, elle me raconte souvent ses joies, ses soucis, et là-bas ça ne manque pas !!!! Puis, nous parlons confitures et bien sûr des couvercles pour les bocaux.... quand je lui raconte que chez nous on les balance: les pots et les couvercles....!, elle pense que nous sommes fous ( là-bas on dit « adaladala... ») Et c'est un peu vrai...si on considère qu'à Madagascar, même les bouteilles à eau vides, en plastique, c'est très recherché.....

Morale de l'histoire : s.v.p., je vous en supplie, récupérez tous les couvercles des pots de mayonnaise, de cornichons, de confiture ...etc... vous les lavez bien et aussi les séchez bien, et vous nous les envoyez....mais seulement ceux qui font 6 centimètres de diamètre.
                        
 Et gros bisous de Cathy.


dimanche 30 septembre 2012

Les arts malgaches : le bois (1)

baobab_01.jpgLe climat tropical aidant, par les pluies abondantes et les fortes chaleurs, des essences spécifiques poussent en arbres majestueux dans les forêts de la Grande Île. dont le plus célèbre, le bois de rose, mais aussi plusieurs variétés de palissandre et d'ébénier.
Ils sont appelés "bois précieux", surtout le bois de rose qui se vend au kilo !
Ils furent abondants mais leur exploitation irraisonnée et la destruction des forêts par les feux de brousse en ont fait des matériaux rares dont l'emploi est en principe réglementé, sinon interdit.
N'a-t-on pas vu, lors de la construction des chemins de fer à Madagascar par les Français, fabriquer les traverses de la voie... en palissandre ?

palissandre_01.jpg

Aujourd'hui encore, ce sont les « sommités » locales que l'on accuse d'abattre et d'exporter clandestinement quantité de billes de bois de rose vers la Chine où on fabrique des décors si particuliers avec ce magnifique bois de rose... recouvert de peinture laquée !

                             ( A suivre ...)